L'apport des images 3D à l'archéologie

Mardi 21 mars 2006 à 13h30

Contexte

Les archéologues sont fréquemment confrontés aux problèmes de représentation des monuments, objets ou sites archéologiques qu’ils étudient : ce travail de restitution leur est nécessaire tant pour alimenter la recherche que pour communiquer leurs résultats et toucher un plus grand public. Or, le caractère souvent fragmentaire des vestiges retrouvés et l’utilisation des méthodes traditionnelles bidimensionnelles limitent la fidélité et la pertinence des reconstitutions.
Les avancées technologiques récentes ouvrent en la matière de nouvelles perspectives : les images de synthèse en 3D, dans la mesure où elles ne laissent pas de place à l’approximation, sont potentiellement un outil particulièrement pertinent pour appuyer le travail des chercheurs et favoriser sa communication.

Problématique

Que peuvent apporter les images de synthèse à l’archéologie ?
Quelles sont les technologies concernées et comment les utilise-t-on ?
Les images de synthèse ne sont-elles qu’un outil de vulgarisation scientifique pour les archéologues ?
Où en sommes-nous en France en la matière ?

 

Objectifs

Dialoguer avec le grand public sur les dimensions nouvelles offertes au travail de l’archéologue par l’introduction de ces nouvelles technologies, en terme de communication, de recherche, de méthodologie, d’archivage et de pérennisation des données archéologiques, ainsi que sur les limites de leur usage.

Programme

  • Le documentaire: un outil de vulgarisation efficace? Lorsque l'on évoque la rencontre des images de synthèse et de l'archéologie, le documentaire est certainement ce qui vient en premier lieu à l'esprit. Il semble en effet être le terrain idéal pour la rencontre entre l'archéologie et les dernières technologies de l'image, dans ce sens qu'il permet aux archéologues de communiquer leurs découvertes de manière attractive auprès d'un large public. Mais en pratique, jusqu'à quel point cette association est-elle fructueuse, tant pour la discipline que pour le public? (Marc AZEMA – réalisateur, docteur en préhistoire).
  • La réalité virtuelle et la modélisation 3D au service de la recherche archéologique: « Matérialiser » en virtuel leurs hypothèses amène les chercheurs à se poser de nouvelles questions. Avec l'arrivée de la 3D, les restitutions de vestiges archéologiques sont ainsi devenues plus rigoureuses. Au service des chercheurs, la modélisation sert donc avant tout d'outil de travail et de base de données.(Robert VERGNIEUX – ingénieur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, Habilité à Diriger des Recherches (Bordeaux 3) et responsable de la Plate Forme Technologique 3D (PFT3D) Archéovision, Institut Ausonius).
  • Enjeux et limites de l'interaction 3D/ archéologie: L'archéologie est peut-être la discipline où l'image de synthèse 3D a trouvé la plus évidente de ses applications. Cependant, et malgré ses avantages prometteurs, la 3D a aussi hérité des archaïsmes et des insuffisances des méthodes qu'elle remplace. Elle a aussi agi comme un véritable révélateur de l'attitude du monde scientifique face à la « représentation » et à la divulgation de leur savoir. (Cécile Breton Costa, rédactrice en chef du magazine Stantari)

Contacts

Questions d’ordre général : 3d.archeologie@gmail.com

Relations intervenants :

  • Laurence ANDRE : 06.10.18.05.06
  • Audrey BERNARD
  • Corinne TELLIER
  • Sandrine DARLOT

Organisation-logistique :

  • Marion BRUNY
  • Alice BEAUCOURT
 
Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines ASCM
Université de Versailles Saint-Quentin Palais de la découverte Cergy